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TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Depuis quelques années, des nouveaux modèles de financement participatifs et citoyens émergent. Dans le domaine du photovoltaïque notamment, des structures bénévoles organisées sous forme de sociétés coopératives connaissent un franc succès. En général, ces sociétés coopératives proposent à des propriétaires de toits de financer, superviser les travaux et gérer l’exploitation d’installations photovoltaïques sur leur propriété. Le financement de ces opérations se fait via une campagne de crowdfunding organisée par le conseil d’administration, soit l’organe dirigeant de la société coopérative. Chaque coopérateur a ensuite une voix à l'assemblée générale de la société, qui s’occupe notamment de valider les investissements de la société. L’aspect participatif permet à tout citoyen qui le souhaite de mettre leur pierre à l’édifice de la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Je propose que :

L’administration cantonale ait une base de données de contacts de coopératives solaires facilement accessible pour tout-e citoyen-ne, qu’il-elle soit futur-e coopérateur-rice ou propriétaire de fonds immobilier intéressé-e à la démarche et qu’il-elle puisse être facilement mis en lien avec des structures externes à l’administration. L’administration devra également promouvoir activement les structures de coopératives solaires en mettant plusieurs toits de bâtiments appartenant au canton à disposition de telles structures citoyennes.

Pour parvenir à réussir la transition énergétique, nous avons besoin de 3 piliers : efficacité, énergies renouvelables et sobriété énergétique. Or le dernier élément est souvent complètement absent des programmes d’action climatique de nos collectivités publiques. Le plan climat vaudois prévoit en effet un plan de mesures liées au passage aux énergies renouvelables pour la consommation actuelle d’énergie. Ainsi, il part du principe que nous devons continuer à consommer le même niveau d’énergie qu’à ce jour et même que cette consommation devrait s’accroitre. De plus, il omet complètement la sobriété énergétique. Qu’est-ce que la sobriété énergétique ? C’est le fait de faire des choix de société pour un tonne de petites actions moins gourmandes en énergie, qui mises bout à bout, permettent à toute une société de pouvoir réussir la transition énergétique grâce aux énergies renouvelables et en se passant du nucléaire. La mise en place de ces actions dépend de choix politiques, raison pour laquelle je propose que :

 

Un plan d’action pour la sobriété énergétique intégré à la mise en œuvre du plan climat vaudois soit rédigé d’ici à 2024. Ce plan d’action devra contenir des objectifs quantifiés et un calendrier précis. Il devra également mentionner les actions concrètes que l’administration compte entreprendre en faveur de la sobriété énergétique. Le plan intègrera aussi l’obligation pour le Conseil d’État de faire un bilan complet tous les 5 ans et ses ambitions pour les 5 prochaines années dans le domaine de la sobriété énergétique. Pour garantir un maximum de transparence, ce bilan et ces objectifs devront être activement communiquées à la population.  

Aujourd’hui, toute personne souhaitant investir dans la transition énergétique en construisant des installations d’énergie renouvelable se heurte à un mur de bureaucratie infranchissable. Panneaux solaires, pompes à chaleur ou encore centrales de biogaz, les personnes souhaitant investir dans ces projets d’avenir doivent tout d’abord rassembler les documents en vue d’obtenir un permis de construire. Durant l’étape de mise à l’enquête, les citoyens qui investissent dans la transition de par leur propre initiative sont très souvent confrontés à des oppositions. Ces dernières, même si les projets proposés sont complètement légaux, font perdre du temps et parfois du courage aux initiateurs de ces projets bons pour le climat. Enfin, les possibilités de recours devant le tribunal par les voisins rallongent encore plus les délais pour la réalisation de ces constructions. Qui en pâtit le plus ? L’environnement. En effet, durant toutes ces tergiversations administratives et judiciaires, il n’y a pas d’énergie propre produite. Pour tenter d’alléger ce fardeau bureaucratique, je propose :

 

L’établissement d’une procédure accélérée et simplifiée pour toutes les installations d’énergie renouvelable. Cela commence par l’établissement d’une plateforme informatique qui est utilisable par tout à chacun (et pas si complexe que seuls des professionnels du bâtiment peuvent la manipuler) pour le dépôt de la demande de permis de construire. Ensuite, la législation sur l’aménagement du territoire vaudoise devrait également prévoir un délai d’enquête raccourci pour ce genre d’installations. En l’absence d’opposition et de recours, un délai maximal de 20 jours entre le moment du dépôt de la demande de permis de construire et sa délivrance est accordé à l’autorité compétente. Enfin, si recours il y a, il sera traité par la cour administrative comme prioritaire et elle aura maximum 30 jours pour rendre son verdict.

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INSTRUCTION PUBLIQUE MODERNE

Les cantons les plus progressistes, comme le nôtre, proposent à peine une dizaine d’heure réparties sur l’ensemble de la scolarité obligatoire et dispensées par des mandataires externes, tels que des sexologues. C’est complètement insuffisant, et ce, même si certains aspects de la sexualité sont abordés dans d’autres cours, comme la reproduction en cours de biologie. Je suis d’avis que la sexualité des jeunes vaudois-e-s mérite plus de place dans l’enseignement obligatoire. En effet, ce sujet nous concerne tous à au moins un stade de notre vie. De plus, avec l’avènement d’internet, beaucoup d’enfants et d’adolescents ont une première confrontation avec de la sexualité de fiction qui ne correspond pas à la réalité de ce qu’ils vont vivre comme première expérience. Renforcer de façon radicale l’information et offrir plus d’espace aux questions pour les jeunes sur ce sujet est une priorité pour moi. Des jeunes bien informé-e-s, c’est également préparer une génération pour laquelle on prévient par l’information toute banalisation de comportements déviants tels que les violences sexuelles ou les discriminations liées au genre ou à l’orientation sexuelle.

Je propose donc que :

 

L’éducation sexuelle devienne une branche à part entière et que 100 périodes soient dédiées à cet enseignement au cours du cursus scolaire obligatoire et post-obligatoire. De plus, ces cours devront être dispensées par des personnes qualifiées, soit les sexologues déjà agré-e-s pour le faire dans le canton de Vaud où des enseignants ayant suivi une formation spécialisée à cet effet. Même si cela devient une branche à part entière, l’éducation sexuelle doit rester interactive, adaptée à l’âge des élèves et collaborative avec d’autres intervenants. Il s’agira par exemple d’organiser des sorties éducatives dans le planning familial de la région afin de faciliter la prise de contact avec les élèves ou encore d’inviter des multiples intervenants externes à participer aux enseignements. Enfin, je proposerai également que des espaces de parole (organisation d’ateliers ou permanence) soient à disposition des parents d’élèves pour qu’ils puissent se renseigner sur la façon d’accompagner leurs enfants au sujet de toutes les questions de sexualité.

Un des plus gros défis de la transition écologique, c’est le manque de main d’œuvre qualifiée dans les domaines qui permettront de la réussir. En effet, en Suisse, on estime qu’il manquera d’ici à 2050 environ 300'000 travailleurs qualifiés pour atteindre le 0 carbone. Métiers du bâtiment, du gros-œuvre ou encore du numérique, nous aurons besoin de bras pour construire l’avenir. Or, on a donc tendance à oublier que notre système de formation, toujours plébiscité en Suisse pour son excellente organisation, ne doit pas être mis de côté dans la lutte pour la protection du climat. Aujourd’hui, les métiers techniques ou de terrain manquent souvent de nouveaux travailleurs. Avec les modifications profondes de société qu’exigera le net 0 pour 2050, c’est aussi le monde du travail qui doit changer. Étant donné que les envies de faire un métier naissent souvent au cours de la scolarité, il serait sensé déjà d’initier ce changement de société à ce moment-là. Je propose donc que :

 

Tou-te-s les écolier-ère-s (sans exception), devront participer à un stage de 2 semaines deux fois durant leur scolarité obligatoire. La participation à ces stages « métiers de demain » peut se faire dans les domaines de la transition énergétique, du bâtiment, du numérique ou de l’agriculture. De plus, une journée vaudoise annuelle d’échange entre les corps de métiers concernés et tou-te-s les écolier-ère-s vaudois-es sera organisée dès 2023.

L’arc lémanique est une des régions économiques les plus dynamiques d’Europe. Sièges de nombreuses multinationales, fédérations sportives ou autres institutions internationales, notre canton ne manque pas de places de travail où les employé-e-s doivent avoir des connaissances linguistiques avancées. Par ailleurs, nous vivons dans un pays quadrilingue où la maîtrise des langues ouvrent toujours des opportunités professionnelles, surtout dans les entreprises basées en Suisse Alémanique. Or, à ce jour, les écolier-ère-s vaudois-e-s commencent tard dans leur cursus scolaire l’apprentissage des langues alors qu’il est prouvé que l’immersion précoce dans une à plusieurs langues étrangères permet aux plus jeunes d’acquérir des facilités. Ceci les met dans une situation où ils doivent très souvent réaliser des séjours linguistiques hors scolarité. Ces derniers étant souvent assez onéreux, cela limite leur accessibilité uniquement aux enfants provenant de familles qui peuvent se le permettre financièrement. Pour garantir l’égalité des chances et armer tou-te-s les jeunes de notre canton face au défi du multilinguisme, je propose donc que :

 

Renforcer massivement l’enseignement d’une à deux langues étrangères (par hypothèse l’allemand et l’anglais) depuis le début de la scolarité, c’est-à-dire dès la troisième Harmos. La méthode d’enseignement de la langue doit se faire par immersion avec l’enseignement d’une branche à part entière dans une langue étrangère dès la 5ème Harmos et ce, jusqu’à la fin de la scolarité. De plus, le Département de l’instruction publique devra être amené à négocier des accords avec des départements équivalents d’autres cantons suisses alémaniques ou régions d’Europe afin de favoriser les programmes d’échanges linguistiques. Ces derniers seront un point essentiel de validation le certificat de fin d’études ainsi que le diplôme ou la maturité, à raison de deux trimestres durant la scolarité obligatoire et d’un semestre durant la scolarité post-obligatoire.

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NOUVELLE ÉCONOMIE

Nous avons tous au fonds de notre placard cette perceuse neuve ou ce four à crêpes qui a servi une fois en trois ans, ou encore cette voiture parquée dans la rue qui ne sert pas le 99,5% du temps. Notre société amasse beaucoup d’objets, qui prennent non seulement de l’espace mais nécessitent également des ressources importantes pour être fabriqués. Certaines entreprises privées proposent déjà des possibilités liées à l’économie de partage pour certains domaines d’activité, mais l’offre reste relativement marginale en comparaison de la demande existante dans ce genre de services. Ainsi, je propose que :

 

L’État de Vaud, par le biais de son département de l’économie, propose aux citoyens une plateforme digitale promouvant l’économie de partage. L’établissement et la gestion de cette plateforme peut être délégué à une entreprise privée selon une procédure conforme à la loi sur les marchés publics. Cette plateforme regroupe les sites déjà existants proposant des prestations liées à l’économie de partage et complète l’offre existante.

Jusqu’à mars 2020, le télétravail faisait l’objet de beaucoup de résistance au sein de notre société. Après deux ans de pandémie, cette possibilité est désormais entrée dans les habitudes de tou-te-s les travailleur-se-s pour qui c’est possible. Il est donc temps d’offrir des conditions-cadres adaptées et innovantes à ce virage du monde du travail. Plus de télétravail, cela signifie moins d’automobilistes et de pendulaires sur la route ou dans les transports aux heures de pointe (qualité de vie pour les riverain-e-s et les travailleur-se-s) et donc moins de pollution, plus de qualité de vie et moins de stress pour tou-te-s. Par ailleurs, selon une étude réalisée par l’administration fédérale au cours de l’année 2020, le télétravail améliore grandement la productivité des travailleur-se-s (30 % en moyenne). Inciter cette transition bonne pour la planète et les acteurs-rices du monde du travail, dans un pays où l’immense majorité des travailleur-se-s sont des employé-e-s de bureaux, semble plus que jamais nécessaire. C’est pour cela que je propose que :

 

Le Canton de Vaud se dote d’un programme ambitieux d’encouragement du télétravail. En premier lieu, le télétravail doit devenir plus intéressant sous l’angle fiscal, soit faire l’objet de plus de déductions fiscales pour les salariés, que les forfaits de déplacement. Ensuite, les entreprises attestant d’un taux d’au moins 40% de télétravail doivent pouvoir bénéficier d’avantages fiscaux massifs. De plus, le Conseil d’État s’engage, dans tous ses départements, à mener une politique progressiste en matière de télétravail et d’horaires de travail. Enfin, je propose également que le canton se dote d’un plan complet des espaces de coworking existants. Il s’engage de plus à compléter cette offre existante par des espaces de coworking en zone rurale à prix abordables pour les PME.